signée et datée au dos, encadrement sous verre, caisse américaine bois,
Authentification Vendu avec certificat d’authenticité de la galerie Facture de la galerie
Provenance Collection privée
Sans titre (1984) appartient à l’ensemble des toiles de Jean-Charles Blais qui mettent en scène des personnages imposants par leur taille et installés dans un univers tourmenté.
Deux pieds marchent d’un pas ample sur le sable jaune. Coupés juste au-dessus des chevilles, ils appartiennent vraisemblablement à une figure gigantesque. Ici aussi, le fragment d’affiche détermine le format, en l’occurrence un large format horizontal où seuls les pieds du géant trouvent leur place. La structure et la rugosité des bandes d’affiche correspondent au sol suggéré par la zone jaune. Les bouts de doigts coupés, qui font encore saillie dans l’image appartiennent manifestement à des bras allongés, sont également grotesques. Ici encore, le spectateur se trouve plongé dans un récit féerique, avec les caractéristiques très typiques de l’univers visuel et conceptuel de Blais
Dimensions :
Longueur : avec cadre 137 cm Dessin : 125 cm
Hauteur : « » » 83 cm Dessin 62 cm
Jean-Charles Blais transforme depuis quarante ans des affiches arrachées en oeuvres d’art percutantes. Ses silhouettes sans visage, peintes sur des supports publicitaires détournés, questionnent notre rapport à l’image et à la société de consommation avec une audace toujours renouvelée.
Son travail est montré pour la première fois au début des années 1980 avec des tableaux peints sur des matériaux de récupération particulièrement des affiches arrachées.
Sans titre témoigne de la constance de Jean Charles Blais dans le choix de ses supports: les affiches arrachées. La simplicité du dessin rappelle ceux de Malevitch et l’absence de visage indique l’abandon de la pensée.
Jean-Charles Blais a développé un style personnel à partir de supports détournés: bidons, feuilles de journaux, cartons d’emballage et affiches arrachées. Il n’est pas question chez l’artiste d’une destruction de notre société de consommation ou d’une exaltation de la culture populaire, mais plutôt d’élever l’affiche au statut d’objet en n’utilisant que le recto.
| Epoque | XXème siècle |
|---|---|
| Style | Art contemporain |